Notes & pensées de l’été 2019

Voici quelques notes prises au cours de l’été.

Platitudes des hauts-plateaux

On est pleinement dans un lieu quand on ne sait plus qu’on y est. Cul, paysage, dancefloor : tout y passe. (Cocktail d’a)

« Il y a un art pour lequel on est payé et il y un art pour lequel on paye. » dixit Gombrowicz. Ou pour le dire autrement : Il y a ceux qui vivent pour l’art et il y a ceux qui en vivent.

« Le plus riche des hommes, c’est l’économe. Le plus pauvre, c’est l’avare. » dixit Chamfort. En conséquence, l’avare se revendique toujours économe, tandis que l’économe est lui hanté par l’idée d’être avare.

À moins d’être morte, la vérité fluctue.

En encensant les univers clôts, le relativisme met au monde des idées fixes.

La jouissance n’est pas rien.

Ceux qui n’ont jamais souffert me font souffrir.

Tu sens trop bonne. (Z à I)

« Essayisme en tous genres… » dixit quelqu’un qui a enfin su me cerner, sans même avoir lu Musil.

Politique

Tout le monde n’est personne.

Le discours fasciste énonce l’inévitable et non ce qu’il faut éviter. C’est à cela qu’on le reconnaît.

« L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul. » dixit Gandhi.

« L’argent c’est bien ; et ceux qui disent le contraire sont pauvres, et c’est bien fait pour eux » dixit Raël, prophète de notre époque, faut l’avouer.

La démocratie n’est pas faible et solide mais puissante et fragile. Peu de malentendus sont aussi savamment entretenus. (Synthèse de 1938)

Du droit de chacun d’être insondable. Je l’inscris dans ma constitution.

Environnement

Décroissance : la ladrerie est encore un mode du capitalisme.

Media : on laisse entrer dans notre tête ce que l’on refuserait à notre système digestif qui lui, est pourtant conçu pour se vider de sa merde.

La pollution intellectuelle est à la fois la plus négligée et la plus mortelle.

La libération animale est l’échappatoire d’une société fascisée.

« Shoot for the moon and save the planet » serait le slogan d’un projet de catastrophisme appliqué où l’on ferait péter la lune afin de contrer la montée des océans (« on » noterait ainsi que celle-ci est minime et linéaire depuis 140 ans, jusqu’à nouvel ordre).

« Faites que rien ne change ! » est l’injonction sous-jacente de tout citoyen croyant à une fin du monde prochaine. Le pouvoir en place l’a bien compris.

2-3 notes prises à une conf sur les arbres :

  • L’arbre tient le monde dans la pointe de ses racines. (Bachelard ?)
  • L’arbre tire la plupart de sa masse du ciel (photosynthèse et non racines).
  • L’arbre vit en surface = le cœur est mort. C’est vraiment superficiel. Il se prolonge jusqu’à ce qu’il n’est pas lui-même. e.g. Dispersion de graines
  • Pas le même patrimoine génétique d’une branche à l’autre. Prouvé récemment. Goethe et Kant parlaient déjà de société, de fédération d’individus.
  • L’arbre est une trace de son milieu.